_mouloud_

29 janvier 2012

salut !

mon pote roger s'est barré.
de guerre lasse, après s'être fait piétiner la tronche pendant deux ans, il a pris un autre boulot. ailleurs.
c'est con de voir partir les gens avec qui on a sympathisé. on a beau dire, on a beau vouloir, après, c'est jamais vraiment pareil.

l'an dernier il m'avait offert le bro' code pour mon anniversaire, et cette fois, pour marquer le coup, il a offert des cartes postales de voutch à toutes celles et ceux du boulot avec lesquelles il avait sympathisé. un petit mot personnalisé pour chacun.
on s'est dit au revoir la semaine dernière et ça fait bizarre de me dire que je ne le verrai plus débarquer dans mon bureau, tonitruant après telle ou telle chose; ou juste pour dire une connerie.

bon vent, roger.
sûr qu'ailleurs ce sera plus cool.

voutch_copie_2

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24 janvier 2012

waïtiz waït !

ce week-end on a inversé les schémas traditionnels.
ma femme s'est mise au bricolage tandis que je faisais le ménage.
moulouda et mouloud sont devenus pour un dimanche muscla et conchito !

faut te dire qu'y avait un sacré taff !
toute la putain de cage d'escalier !
près de 5 mètres de hauteur sous plafond !
même qu'on a acheté une échelle exprès pour pouvoir bosser dans les escaliers !
2 ans de procrastination. et puis voilà, dimanche dernier ça lui a pris.
gros décapage du plafond avec de la lessive st marc.
et ce dimanche, dans la foulée, deux couches de peinture blanche.

je vais te le redire : elle est trop forte ma femme. même qu'elle fini par me faire peur. avec ma saloperie de maladie, je fatigue super vite. elle, elle a passé deux couches de blanc au plafond au point de se faire cramer les trapèzes. une volonté de fer !

mais même si je me sens un peu largué, je laisse courir.
après tout, en ne faisant pas ce boulot, je nous économise le fait que ça dure des plombes, que le travail avance lentement, et qu'en plus je me retrouve en fin de journée suffoquant sur le canapé comme une carpe montée sur un ponton.
moi, j'ai géré ma race tranquillou, comme on épile son minou, aspirateur, serpillère, divertissement des enfants...

et maintenant, que dire ?
c'est splendide et c'est lumineux.
j'ai plus qu'à enduire les murs à mon rythme, voire, de lui montrer pour que ça aille plus vite...
on verra bien.
en tous cas, merci mon amour !

une bonne conscience
est souvent signe d'une mauvaise mémoire
(steven wright)

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22 janvier 2012

homeland

Homeland 

homeland, la série de ce début d'année.
outre games of thrones, c'est l'une des nouvelles séries de 2011 que j'ai le plus aimé.

d'aucun compare homeland à 24h chrono alors qu'elle n'a rien à voir sinon de traiter du contre espionnage.
à choisir une filiation dans l'écriture, je lorgnerais plutôt du côté de rubicon.
des épisodes prenants et vivants sans aller sur l'action pure et dure.
la réalisation impeccable et certaines longueurs fort justes pour entretenir cette tention si particulière des films d'espionnage réalistes m'ont parfois évoqué jean-pierre melville.
et s'il persiste deci-delà quelques faiblesses, homeland est un édifice qui tient debout.
c'est intelligent et dans le même temps, c'est émouvant de voir se démener ces praticiens de la raison d'état qui malgré leur sens du devoir ne conduisent pas leur barque sur des flots de certitudes. d'ailleurs, au long des épisodes, le doute est omniprésent.
quant aux acteurs principaux, je les ai trouvé excellents.
claire danes et damian lewis sont admirables. d'ailleurs, à propos de ce dernier, j'attends de le voir me faire marrer dans une comédie avant de dire de lui que c'est un excellent acteur (je suis à deux doigts de le dire !)
mandy patinkin, déjà très bon dans dead like me, campe un rôle pivot entre raison et folie, entre intuition et preuve.
sinon, le sous emploi de Morena Baccarin duquel découle des archétypes sociaux et moraux ricains chiants, représente un des seuls regrets de la série.

autant glee avait été mon coup de gerbe autant homeland est un coup de coeur.
tout ça pour te dire que si tu as l'occasion de voir cette série, tu ne perdras pas ton temps.
et s'il te faut encore lire des opinions à son sujet, senscritique peut aider.

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10 janvier 2012

eurf ! eurf ! ouateufeuk !

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qu'est-ce donc ?

ceci est une bobine d'allumage.
j'ai acheté une nouvelle caisse mercredi dernier et paouf !
dimanche soir...
putain de chier de merde !
la malchance !
un vrai plaisir de marcher et de se re-re-refaire prêter une voiture par des amis.
n'empêche, heureusement qu'on a des amis !

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09 janvier 2012

à une centaine de jours

bientôt la grand' messe républicaine.

et que même si on sais ce qu'on sait et qu'on a raison de penser ce qu'on pense on a la sensation intuitive et prémonitoire de devoir peut-être choisir entre la peste et le choléra; ou du moins entre du shéba et du canigou.
et de repenser à ce que m'a dit un copain hier après-midi alors que nous devisions à propos des films de pierre carles et de l'effet conscientisateurs que pourraient opérer ce genre de productions (scientifiques, artisiques, journalistiques, cinématographiques, éditorialistiques ...) je sais ça me fait mal à la tête aussi.

et d'observer que rien ne se passe.

moi, je suis allé de mon discours d'historien un peu con-con parfois. sur le rapport entre le discours, l'idéal, les mouvements de masse, les psychologies collectives, les enjeux sociaux et culturels des individus... bref, des systèmes complexes de branlouillages qui fonctionnent mais qui réclament des heures de prolégomènes.

lui, philosophe, il a fait mouche.
pan !
direct !
en fait, tous ces énergumènes qui remuent la merde politico-socio-culturelle de la france ne valent pas mieux que des chansonniers, amuseurs publics. seule une frange infime de la population est touchée par leur discours.
et de comparer la france à une famille traditionnelle :
les pierre carles et consorts sont des déshérités. ils ont une pensée libre mais personne n'a envie de les entendre. ils dérangent; et même si on les invite aux mariages on préfère les voir se saouler au bar plutôt que de leur tendre un micro pour féliciter l'hyménée.
le système les a bannis au profit des fils prodigues, ceux qui sont les garants de la transmission du patrimoine et des valeurs. tandis que les autres, cherchant à s'éloigner des déshérités -paravent de leur lâcheté- ne veulent en aucun cas tout foutre en l'air en refusant l'autorité morale du fils aimé.

démonstration splendide !
notre pays est valétudinaire.

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23 décembre 2011

en attendant les fêtes

Sans_titre_1

dimanche 11, on est parti tous les cinq dans l'arrière pays pour fêter un anniversaire en famille.
et blan !
virage à gauche, croisement, conductrice distraite  suicidaire et fatiguée qui débouche et nous coupe la route ...

encore une fois on a eu du bol !
personne de blessé.
que de la tôle salement froissée.
et bien évidemment, la bagnole à la poubelle.

mais ya un truc dont je me souviendrai ad vitam : le disque qui tournait dans le sony.
'spanish castle magic'
le dernier morceau qui sera passé dans notre laguna, c'est un titre d'axis bold as love !
c'est mon frangin qui serait fier.

parce qu'il faut bien admettre une chose : si se vautrer en caisse c'est pourri, s'emplâtrer une 206cc sur du hendrix ça envoie la cagette !

et pi moulouda, elle voulait changer de voiture...
c'est pas ça qui va nous gâcher la fin d'année !

 

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13 décembre 2011

PART COMPANY - BABAR

en adoration !

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26 novembre 2011

Clock Opera - Seven Hours

 

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25 novembre 2011

la blonde aux seins nus

affiche

une jeune femme dans la pénombre demande à un ado de lui brûler le bout des tétons puis fait l'amour avec un jeune adulte. on est dans une péniche crasseuse suintante qui sillonne la seine de long en large.
je prends peur.
et comme cela, tout au long du film, l'intrigue qui repose sur une événement fort peu crédible vas nous entraîner à la lisière du sordide sans jamais la franchir.
cette liberté de bohème le long de la seine, moi, ça me va.
démonté par la critique pour des raisons que je peux comprendre, ce film m'a emporté par son écriture romanesque, son alternance de douceur et de violence, mais aussi par la grâce de vahina giocante et le jeu rude de nicolas duvauchel.

alors voilà, je l'avoue, je suis de ceux qui ont aimé la blonde aux seins nus.

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23 novembre 2011

cours forest ! cours !

 

blood_tumor_cell

ce soir j'étais un poil crevé.
alors je suis allé me coucher vers 23h00.
et c'est revenu.
un coup d'aiguille dans le thorax. là, entre le cœur et sternum.
me voici sorti de la voie du sommeil. les yeux ouvert, regardant le plafond, me demandant si je dois prendre un calmant ou si ça va passer.
à moins que ce soit un des nodules dans mes poumons ?
ou un vaisseau sanguin lié à ma maladie, mon truc histique à la con ?

le calme. des questions.
et soudain, la vague.
mes alvéoles submergées par le sang.
je tousse.
je tousse un peu plus que d'habitude. je sors du lit, la main ensanglantée devant ma bouche.
je me vois dans la glace de la salle d'eau. on croirait un trucage de film d'horreur.
je tousse et re-tousse au dessus de la cuvette des toilettes.
ça faisant longtemps que je n'avais pas toussé autant de sang.
heureusement, moulouda est resté devant le téloche.

c'est con, on trouvait pourtant qu'après ma pause de la semaine dernière ça allait mieux.
comme quoi, on s'illusionne. mais bon, c'est comme ça.

moulouda est venue me voir l'air dépité car elle n'est pas sourde.
puis elle est allée se coucher.
bien sûr, je n'ai plus sommeil.
bien sûr, demain sera un autre jour.

on sait qu'on est vieux le jour où,
à notre anniversaire,
nos amis se rapprochent du gâteau pour se réchauffer.
(george burns)

 

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